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Le gouvernement a réagi, ce vendredi 05 septembre 2025, à la demande de l’opposition réclamant la démission immédiate du ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, désigné candidat de la mouvance pour la présidentielle de 2026.
Face aux journalistes, le secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole, Wilfried Houngbédji s’est prononcé sur la demande de l’opposition réclamant la sortie du Ministre de l’Économie et des Finances Romuald Wadagni suite à sa désignation comme candidat pour la présidentielle. « Le temps viendra pour lui de se mettre en congé du gouvernement. Ce n’est pas cette opposition qui nous apprendra à bien faire les choses. Nous avons démontré largement, depuis un peu plus de 9 ans maintenant, que nous avons fait les choses avec élégance, avec rigueur », a-t-il déclaré ce vendredi 05 septembre à la salle Fleuve jaune du Ministère des affaires étrangères à Cotonou
Selon le porte-parole du gouvernement, Wadagni doit rester en fonction pour finaliser le projet de budget 2026, avant sa transmission et son examen par l’Assemblée nationale. « Nous sommes à la veille de la session budgétaire. Les équipes du ministère sont à fond dans la préparation et la finalisation du projet du budget général de l’État pour l’année N+1, donc pour 2026. Après cela, il faudra transmettre ledit projet à l’Assemblée nationale, soutenir les discussions en commission, puis en plénière pour le vote du budget général de l’État, afin que le gouvernement qui sera en place dispose des moyens pour exécuter sa politique. », a insisté Wilfried Houngbédji.
Le porte-parole du gouvernement rassure l’opposition de ce que « le ministre Romuald Wadagni saura se mettre en congé des activités gouvernementales » en « temps et heure » opportuns.
Le Ministre Wadagni ne peut empêcher la délivrance des quitus fiscaux
Interrogé sur les inquiétudes de l’opposition quant à la délivrance du quitus fiscal, condition pour toute candidature, le porte-parole a tenu à rassurer. « Wadagni n’a pas le pouvoir d’empêcher l’administration fiscale de délivrer le quitus à quelqu’un qui remplit les conditions », a-t-il affirmé.
M. Houngbédji a rappelé les réformes engagées dans la fonction publique, mettant fin aux « concours frauduleux ». Désormais, selon lui, les cadres de l’administration ne sont plus liés à une obligation politique. « Tout se passera dans les règles de l’art et tous ceux qui fourniront des dossiers propres recevront leur quitus fiscal », a-t-il conclu.
M. M.

















