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L’ex-ministre de l’énergie, de l’eau et des mines reconnaît une "faute politique gravissime" et demande pardon à la Nation après ses propos polémiques.
Paulin Akponnan a présenté ses excuses publiques ce vendredi, après une déclaration controversée faite lors d’une activité du Bloc Républicain à Parakou.
Dans un communiqué, Paulin Akponnan dit mesurer « la gravité » de ses paroles. Il reconnaît n’avoir « aucune preuve » pour étayer ses affirmations. « Ce n’est ni juste, ni fondé », a-t-il admis, tout en exprimant ses « sincères excuses » à son ancien collègue Adambi.
L’ancien ministre affirme aussi regretter les conséquences de sa prise de parole. « Ma pédagogie de piètre profane politique a péché par des exemples inappropriés et auto-accusateurs de l’équipe à laquelle j’appartenais », a-t-il confessé. Il parle même de « faute politique gravissime ».
Paulin Akponnan a également demandé pardon au président Patrice Talon, à l’ensemble du gouvernement, à son parti, le Bloc Républicain, et à la Nation entière.
« Je voudrais noter humblement le caractère sacré de la parole en matière politique : tout m’engage et devrait être pesé et sous-pesé », a-t-il indiqué.
Invité par le ministre-conseiller Rachidi Gbadamassi pour échanger avec les populations des quartiers Titirou, Okédama et Korobororou, M. Akponan avait abordé plusieurs sujets : l’accès à l’eau potable, l’électrification, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’assainissement du cadre de vie.
Mais à l’étape de Korobororou, l’ex-ministre a évoqué un « siphonage du budget national » portant sur plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Des affirmations qui ont vite été interprétées comme des accusations contre son prédécesseur, Samou Seïdou Adambi.
Dans la foulée, le ministre a été limogé du gouvernement le 26 juin et remplacé par l’actuel ministre du Cadre de vie et des transports, José Tonato.
M. M.

















