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Le dossier du Sahara marocain met à mal la diplomatie algérienne. Lors de sa visite en Italie du 23 au 24 juillet 2025, le chef de l’Etat s’est contredit sur la question devant la Présidente du Conseil des ministres d’Italie Giorgia Meloni. La diplomatie algérienne entre contradictions et soutiens imaginaires, c’est ce que revèlent les déclarations faites par cet homme d’Etat lors de cette visite officielle.
Dans sa déclaration lors de la conférence de presse avec la Première Ministre italienne, le président algérien affirme avoir obtenu d’elle un « soutien commun » au « peuple sahraoui » et à « l’exercice du droit inaliénable à l’autodétermination ». Or, Giorgia Melonia a clairement indiqué que le Sahara n’avait... tout simplement pas été discuté.
Le communiqué conjoint publié à l’issu de la rencontre ne reprend aucune des formulations du genre (« réaffirmé » ensemble un prétendu « soutien commun » « au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination ».)
Au contraire l’accent a été mis sur une solution « mutuellement acceptable » sous l’égide de l’ONU : ce qui rejoint la position minimale et consensuelle que le Maroc a toujours soutenue.
Un incident fâcheux de ce genre s’est déjà produit avec le Rwanda en juin 2025. A l’occasion de la visite du président Kagamé à Alger, les autorités lui avaient attribué une position favorable à leurs thèses sur le Sahara. Mais Kigali n’a pas tardé à faire un démenti formel.
Cette situation met en jeu la crédibilité de la diplomatie algérienne et son isolement sur le dossier du Sahara marocain.
Cet incident intervient à un moment où le plan marocain d’autonomie, soutenu par la majorité de la communauté internationale, semble placer l’Algérie dans une situation inconfortable.
Or la solution pour parvenir à un règlement définitif de ce différend est de revenir à la table des négociations pour assumer son rôle de partie prenante et à admettre que l’autonomie est la solution juste et durable que la communauté internationale appelle de tous ses vœux.
L’issue réaliste étant le processus politique onusien, basé sur le compromis et non sur les velléités séparatistes.
Ce qui montre que cette diplomatie fait économie de vérité et se contredit devant ses hôtes avec des soutiens imaginaires. Heureusement, la cheffe du gouvernement italien a tenu à clarifier la situation en soulignant que le Sahara n’avait pas du tout été évoqué.
Dans sa déclaration à la presse, Giorgia Meloni a précisé que l’entretien avec le président algérien a porté sur le Sahel, le Moyen-Orient, la Libye et le conflit russo-ukrainien. À aucun moment, le Sahara n’a été mentionné dans sa déclaration conjoint.
Le communiqué conjoint publié par la partie italienne n’a fait aucune mention d’un « peuple sahraoui », encore moins à un « droit inaliénable », ni à une quelconque « autodétermination ».
La position ambigüe de la diplomatie algérienne sur le dossier du Sahara marocain s’est aussi traduite dans une déclaration de son représentant à l’ONU : « Appelez-nous comme vous voulez, l’essentiel est que nous avons des intérêts. »
Des déclarations contradictoires qui sont loin de crédibiliser cette diplomatie sur la scène internationale. Aujourd’hui, Alger se trouve de plus en plus isolé au moment où bon nombre de pays soutiennent le Plan d’autonomie présenté par le Maroc à l’ONU, comme la solution politique à même de mettre un terme définitif à ce différend régional.
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